Status of Main Author

Faculty

Department/program

Modern Languages and Literature

Document Type

Article

Publication Date

2018

Abstract

L’aquarium aux poissons rouges qui, dans Le ventre de Paris d’Émile Zola, domine la vitrine de la charcuterie des Quenu-Gradelle, n’a pas manqué d’interpeller la critique. Pourquoi en effet est-il donné à cet objet de clore l’extraordinaire description de cette chapelle du ventre qui met en abyme l’univers de profusion des Halles de Paris? Il s’agira ici de faire retour sur ce détail pour l’envisager comme point d’entrée dans un discours psychique dont le contenu ne pourra être véritablement révélé qu’à travers l’examen d’un ensemble de vitrines qui communiquent les unes avec les autres pour former la syntaxe d’une intrigue psychique. Prenant appui sur les théories du psychisme infantile élaborées par Mélanie Klein, nous démontrerons que les objets exposés au centre de chaque vitrine peuvent se lire comme autant d’avatars du premier objet, le sein maternel, que le nourrisson idéalise et endommage sous l’effet du phénomène de l’envie dans la position paranoïde-schizoïde. Au-delà du spectacle ethnographique que Le ventre de Paris donne à lire, c’est aussi une histoire intemporelle et commune à tout être humain que le roman met en scène.

Publication Title

Neophilologus

Volume

102

Issue

3

First Page

355

Last Page

367

Version

Pre-publication

DOI

https://doi.org/10.1007/s11061-018-9554-z

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